“Marche des salopes”: des Indiennes dans la rue contre les violences sexuelles
NEW DELHI 31/07 (AFP) = Des centaines de femmes ont défilé dimanche à New Delhi pour la première “marche des salopes” jamais organisée en Inde, visant à alerter l’opinion sur une hausse inquiétante du nombre d’agressions sexuelles et l’accroissement de l’insécurité.
Au cours des “marches des salopes” qui ont lieu dans d’autres pays - plusieurs ont déjà été organisées à Séoul, Londres ou Boston -, les femmes s’habillent de façon volontairement provocante, pour tourner en dérision l’idée selon laquelle les victimes d’agressions sexuelles ne doivent s’en prendre qu’à elles-mêmes. Mais dans la capitale indienne, la plupart des femmes qui participaient à la manifestation avaient opté pour des tee-shirts et des pantalons, jugeant la cause encore plus importante que la tenue vestimentaire. “Il est temps pour les femmes en Inde de s’exprimer et de lutter pour leur propre sécurité. Les Indiennes ne sont pas des salopes et les hommes n’ont pas le droit de nous traiter comme telles”, a déclaré à l’AFP Ashima Awal, une étudiante âgée de 22 ans. Selon une étude menée en 2010 par la municipalité de New Delhi, l’ONU et le groupe de défense des droits des femmes Jagori (“Femmes, réveillez-vous” en hindi), 85% des femmes craignent d’être harcelées et 45% évitent de sortir seules à la nuit tombée. “Même si nous sommes couvertes de la tête aux pieds, nous sommes agressées. Les hommes nous agressent dans n’importe quelle circonstance”, regrette Raksha Gupta, une femme au foyer qui a pris part à la marche en compagnie de son mari. “Peloter les femmes et les regarder avec insistance dans les lieux publics est un sport national dans la capitale, bien des hommes pourraient gagner une médaille d’or dans ce domaine”, constate Uma Jaysingh, une étudiante qui utilise les transports publics pour se rendre à l’université. ./.
Au cours des “marches des salopes” qui ont lieu dans d’autres pays - plusieurs ont déjà été organisées à Séoul, Londres ou Boston -, les femmes s’habillent de façon volontairement provocante, pour tourner en dérision l’idée selon laquelle les victimes d’agressions sexuelles ne doivent s’en prendre qu’à elles-mêmes. Mais dans la capitale indienne, la plupart des femmes qui participaient à la manifestation avaient opté pour des tee-shirts et des pantalons, jugeant la cause encore plus importante que la tenue vestimentaire. “Il est temps pour les femmes en Inde de s’exprimer et de lutter pour leur propre sécurité. Les Indiennes ne sont pas des salopes et les hommes n’ont pas le droit de nous traiter comme telles”, a déclaré à l’AFP Ashima Awal, une étudiante âgée de 22 ans. Selon une étude menée en 2010 par la municipalité de New Delhi, l’ONU et le groupe de défense des droits des femmes Jagori (“Femmes, réveillez-vous” en hindi), 85% des femmes craignent d’être harcelées et 45% évitent de sortir seules à la nuit tombée. “Même si nous sommes couvertes de la tête aux pieds, nous sommes agressées. Les hommes nous agressent dans n’importe quelle circonstance”, regrette Raksha Gupta, une femme au foyer qui a pris part à la marche en compagnie de son mari. “Peloter les femmes et les regarder avec insistance dans les lieux publics est un sport national dans la capitale, bien des hommes pourraient gagner une médaille d’or dans ce domaine”, constate Uma Jaysingh, une étudiante qui utilise les transports publics pour se rendre à l’université. ./.