Les minerais du sang et du viol
J’ai beaucoup apprécié les interventions de parlementaires européens
cette semaine à propos de l’exploitation des minerais en RDC (Congo)
et des viols qui y sont liés, malfaisance qu’Amnesty dénonce
d’ailleurs depuis des années. L’un d’entre eux a eu cette phrase terrible: “Nous interdisons le
commerce d’ivoire pour sauver la vie des éléphants mais nous ne
prenons pas les décisions qui pourraient sauver la vie de dizaines de
milliers de femmes tous les ans”, a affirmé Marc Tarabella (PS). Et c’est vrai. Nous assistons non pas impuissants, mais sans volonté
d’agir à ces exactions qui méritent qu’on invente un nouveau mot pour
les désigner.
Et pourtant, des outils existent. La justice internationale peut jouer
son rôle. Je me rappelle les rencontres que j’avais eues à l’occasion d’une
mission en RDC fin 2009 avec les principaux chefs de groupes
combattants (dont Laurent Nkunda, qui circule en quasi liberté de
l’autre côté de la frontière). Pour la plupart d’entre eux, la crainte
de la justice se sentait à travers les entretiens. C’était même une
des seules choses qui les préoccupaient. Mais les outils existent et
nous ne les utilisons pas. Et puis, il nous faut remonter les filières vers les entreprises qui
utilisent ces minerais. Il y a eu, en son temps, des rapports de
l’ONU, dont la virulence diminuait au fur et à mesure, mais qui eurent
le mérite d’exister. Il serait de reprendre cet examen, pour la RDC
comme pour d’autres pays.
Et mettre un terme à l’impunité.
cette semaine à propos de l’exploitation des minerais en RDC (Congo)
et des viols qui y sont liés, malfaisance qu’Amnesty dénonce
d’ailleurs depuis des années. L’un d’entre eux a eu cette phrase terrible: “Nous interdisons le
commerce d’ivoire pour sauver la vie des éléphants mais nous ne
prenons pas les décisions qui pourraient sauver la vie de dizaines de
milliers de femmes tous les ans”, a affirmé Marc Tarabella (PS). Et c’est vrai. Nous assistons non pas impuissants, mais sans volonté
d’agir à ces exactions qui méritent qu’on invente un nouveau mot pour
les désigner.
Et pourtant, des outils existent. La justice internationale peut jouer
son rôle. Je me rappelle les rencontres que j’avais eues à l’occasion d’une
mission en RDC fin 2009 avec les principaux chefs de groupes
combattants (dont Laurent Nkunda, qui circule en quasi liberté de
l’autre côté de la frontière). Pour la plupart d’entre eux, la crainte
de la justice se sentait à travers les entretiens. C’était même une
des seules choses qui les préoccupaient. Mais les outils existent et
nous ne les utilisons pas. Et puis, il nous faut remonter les filières vers les entreprises qui
utilisent ces minerais. Il y a eu, en son temps, des rapports de
l’ONU, dont la virulence diminuait au fur et à mesure, mais qui eurent
le mérite d’exister. Il serait de reprendre cet examen, pour la RDC
comme pour d’autres pays.
Et mettre un terme à l’impunité.